SURVIE-DES-FEMMES

Malgré leur revenu faible par rapport aux hommes, les femmes de la chefferie de Buhavu, en territoire de kalehe subviennent à tous les besoins du foyer. Leurs maris ayant dérogé à cette obligation familiale.         L’agriculture et le petit commerce, ce sont là les deux activités pourvoyeuses de revenus aux femmes paysannes de la chefferie de Buhavu, dans le territoire de Kalehe. N’étant pas soutenues par leurs maris dans la prise en charge des besoins de la famille, ces femmes ne parviennent pas à se constituer une moindre épargne. Ainsi, elles vivent dans une perpétuelle misère malgré leur volonté et leur courage dans la recherche de l’argent.
« Tout ce que je gagne, après avoir vendu, les récoltes de mon champs s’envole comme de la fumée, car je dois encore tout dépenser pour nourrir, vêtir, faire soigner, mais aussi payer les frais scolaires des enfants. Mon mari, quand il a de l’argent, il fait comme si moi et nos enfants n’existions pas. Il passe ses journées à prendre de la bière et ne rentre à la maison que quand il n’a plus un seul sou dans la poche », se plaint Madame Juliette NTAKWINJA, une femme paysanne de Kalehe.
Des maris irresponsables.
Pour la plupart, les hommes de la chefferie de Buhavu pratiquent la pêche dans le lac Kivu, et l’élevage des bovins sur les hauts plateaux de Kalehe. Ils gagnent régulièrement de l’argent, mais qui ne profite pas à leurs épouses et à leurs enfants.
Tout cet argent est dépensé dans le grossissement de leur cheptel  et dans la bière. Toutes les autres dépenses familiales, ils les abandonnent à leurs femmes.
Et, poussant loin leur sadisme, lors que la femme se montre ou devient incapable de trouver de l’argent pour gérer la famille, elle est répudiée au bénéfice d’une autre femme plus entreprenante.
« Si une femme ne sait plus me nourrir et nourrir mes enfants, elle ne vaut plus rien. Pour l’avoir, j’ai du remettre beaucoup de vaches à son père en guise de la dot. En retour, elle doit s’occuper de moi et de mes enfants », se targue Monsieur Christophe RUHIMBASA, entre deux gorgées de bière. Et, il n’est pas le seul à penser comme ça dans le territoire de Kalehe !
Marlaine Zawadi

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