M'lunjwire

« Je connais désormais mes droits, j’ai appris à les revendiquer, je suis maintenant engagée dans la défense des droits des autres!» répète sans cesse M’Lundjwire Césarine, cette brave femme paysanne d’une cinquantaine d’année.  C’est en 2006 que l’Association des Femmes des Médias, AFEM, rencontre pour la première fois M’Lunjwire Césarine, à WALUNGU,  un des 8 territoires du Sud Sud-Kivu.  Ce fut lors de l’organisation d’une formation sur les droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance. Après la formation, Césarine a pu mobiliser plus de 50 femmes rurales pour leur restituer les acquis de  cette formation. Elle fut alors élue présidente du Noyau Club d’Ecoute, une dynamique d’échanges, d’information, et de sensibilisation qui regroupe les femmes rurales à la base. Dès lors elle se fixe pour cheval de bataille la lutte contre les violences basées sur le genre. Elle commence par travailler dur pour que ses propres enfants filles puissent finir leurs études primaires. Elle sillonne des villages, son enregistreur à la main, entrain de répertorier différents abus et violations commis.

En 2014, AFEM, termine son projet triennal de «mobilisation et plaidoyer pour une meilleure participation des femmes à la démocratie et à la bonne gouvernance» par la production d’un mémorandum des femmes rurales adressé aux autorités politico-administratives locales,  coutumières, aux leaders religieux, décideurs locaux & gardiens de la coutume pour la réduction des violences basées sur le genre au Sud-Kivu. Césarine participe activement à tout le processus de plaidoyer : de la collecte des informations à la base, la rédaction, la remise du mémorandum au suivi des engagements pris par les décideurs. Elle a récolté plus de 30 signatures et mobilisé une vingtaine des femmes pour l’accompagner au bureau de l’administrateur du territoire. Une fois reçu, elle a expliqué le contenu du mémo aux autorités politico-coutumières présentes, a fustigé les cas de violations des droits humains qui sévissent toujours dans son milieu dont le non accès des femmes à l’héritage, à l’éducation et leur faible participation à la gestion des affaires communautaires. «2 mois après la remise du mémorandum, j’ai constaté que les autorités locales nous associent désormais lors des débats ouverts. Également de plus en plus de femmes sont rétablies dans leurs droits», s’exprime Césarine, avec  fierté. Elle parle alors des 5 femmes qui ont pu avoir accès à l’héritage, des 10 parents  filles qui ont décidé de scolariser leurs enfants filles  à l’école et de 3 auteurs de viol qu’elle a du dénoncé auprès de la police. «Nous devons continuer la lutte pour le respect des droits humains. Nous devons changer nos communautés en commençant par nos familles» conclut M’Lunjwire Césarine

Douce NAMWEZI

One thought on “M’Lunjwire Césarine, engagée dans la lutte contre les violences basées sur le genre en territoire de WALUNGU, au Sud Kivu, RDC.

  1. Je suis Hubert Mulezi, je vous demande tous qui participez à de sensibilisations et campagnes de lutte contre les violences sexuelles et sur le genre de bien vouloir les faire et les renforcer avec de suivis car la plupart de nos jeunes filles sont l’oeuvre de la manipulation sexuelle pour monter une année académique et cela la faiblesse et la non participation massive à la vie scientifique et ainsi une forme de la destruction scientifique et culturelle de la jeune fille.

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