16 jours

C’est connu, « De la paix à la maison, à la paix dans le monde, une éducation sûre pour tous », le thème de cette année pour la  24ème session de célébration de 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites à la femme.

«Education », « Filles »,  des mots qui suscitent encore des réactions.  Le problème, c’est le défi qui persiste dans l’accès et le maintien des filles à l’école.

Selon le résultat d’une recherche menée par l’Association des Femmes des Médias (AFEM) sous l’accompagnement de Norwergian Church Aids (NCA), il a été démontré que plusieurs facteurs  freinent encore la scolarisation  des filles au Nord et au Sud-Kivu, notamment : « les mariages précoces, les grossesses précoces, la pauvreté des parents, les mariages forcés, le harcèlement sexuel en milieu scolaire, le vagabondage sexuel, la surcharge  par des travaux domestiques, certaines croyances coutumières qui amoindrissent la valeur de la femme, etc… » Peut-on lire dans le rapport de la recherche.

C’est autour de cela que près de 50 organisations se sont réunies mercredi 9 décembre 2015 pour formuler des recommandations afin d’améliorer l’accès des filles à l’école.   Pour certaines organisations présentes à la séance d’échange, « les parents demeurent les premiers responsables pour assurer la scolarisation de leurs enfants plus particulièrement les filles ».

Pour d’autres organisations, « l’Etat doit améliorer sa politique d’éducation afin de favoriser l’accès et le maintien des filles à l’école ». A cela s’ajoute les propos de  ce syndicaliste dans le secteur de l’éducation : «  Le changement commencera le jour où l’Etat Congolais rendra effectif la gratuité de l’école primaire ».

Dans un document de plaidoyer de 13 pages, les défis et les responsabilités sont établis afin d’éveiller encore la prise de conscience de la communauté et des autorités quant à l’accès et au maintien de la fille à l’école.

Pour rappelle, la campagne « 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites à la femme », débute le 25 novembre et clôture le 10 décembre de chaque année. Le 25 novembre parce que c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard de la femme et le 10 décembre parce que c’est la journée internationale des droits humains. Cela, afin de lier de manière symbolique les violences faites aux femmes et les droits humains et de souligner que ces types de violences constituent une atteinte aux droits humains.

                                    AFEM

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