SINISTRE DE KALEHE illustration

Deux ans après la forte pluie qui s’est abattue sur le territoire de Kalehe le 28 octobre 2014, causant la mort d’une centaine de personnes, et la destruction d’environ sept cents maisons d’habitations, les victimes de cette pluie vivent toujours dans des conditions précaires et sans assistance.

C’est depuis le mois de juin 2016, que  721 ménages  ont élu domicile devant le bureau de l’administration du territoire de Kalehe. Actuellement, ces familles vivent dans des tentes et des cabanes de fortune.

Le secrétaire du bureau de la chefferie de Buhavu en territoire de Kalehe Styno Kabumba Sharo, fait savoir que les conditions dans lesquelles vivent les sinistrés de la pluie sont déplorables, ils manquent de tout y compris de l’eau potable et de  la nourriture.

« Cela a des conséquences néfastes sur la santé surtout des femmes et des enfants. Nous avons déjà enregistrés 10 morts » renseigne Styno Kabumba.

« La chefferie fait de son mieux pour assister ces sinistrés, mais elle est limitée  face au manque des moyens, aucune organisation ne leur vient en aide.

La présence de ces 721 ménages dans le centre de Kalehe c’est difficile à gérer. Ces familles manquent des soins appropriés, les enfants tombent malades et les parents n’ont même pas l’argent pour acheter des médicaments ».  ajoute Styno Kabumba.

Plusieurs d’entre ces sinistrés de Kalehe ne sont plus en mesure de payer les frais de scolarisation  de leurs enfants, condamnés à ne pas se rendre à l’école comme tous les enfants de leurs âges.

A plusieurs reprises, ces familles ont organisées des manifestations pour réclamer  un site où se relocaliser comme cela leur avait été promis par le gouvernement Congolais mais de suite jusqu’à ce jour.

Ces victimes réclament également la somme de 7 000 dollars américains qui aurait été remise par les députés nationaux à leur profit quelques mois après la catastrophe, mais dont ils n’ont jamais  reçu même un dollar.

Les acteurs de la société civile  et  des organisations de défense de droits de l’homme décrient cette situation dans laquelle vivent les sinistrés de Kalehe.

« Ces familles continuent de vivre sans assistance humanitaire, et si rien ne fait la société civile de Kalehe vas mener des actions jusqu’à ce que ces familles retrouver leurs droits. » informe le président de la société civile sous noyau de Kalehe Pascal Nakulera.

Selon lui, les autorités  tant provinciales que nationales ont été alertées mais en vain.

Contacté, des sources proches au ministère provincial des affaires sociales ont indiqué  que la situation des sinistrés de Kalehe a dépassée le stade humanitaire et concerne à présent  le ministère de l’intérieur et des affaires foncières.

Le ministère provinciale de l’intérieur à lui, indique avoir renvoyé  le dossier à celui ayant en charge les affaires sociales.

Ces deux ministères se sont adonnés à un jeu de ping pong, se renvoyant la balle chacun de son coté, plutôt que de répondre à nos questions.

En attendant, ces 721 familles qui ont élus domicile devant le bureau du territoire de Kalehe, promettent ne pas bouger de là, tant que leurs revendications n’auront pas trouvé gain de cause.

Christina VAN HOOREWEGHE NGOY

 

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