FAF THEATRE

Agir en se basant sur les voix des femmes c’est sous ce thème que la rédaction Femme au Fone en collaboration avec la division du genre famille et enfant, sous le haut patronage du gouverneur de province du Sud Kivu a clôturé le mois de mars ce 3 avril à travers une table ronde tenue dans la grande salle du collège Alfajiri. Musiques, théâtre, poème, conférences sur la sécurité des femmes étaient au rendez-vous pour clore ce mois dédié aux revendications des droits des femmes, à l’amélioration de leurs situations en tenant compte de leurs besoins dans les politiques et stratégies des différents décideurs à tous les niveaux.

Tout a commencé par la prestation théâtrale du ballet Renaissance Africa dans sa pièce « Niko Mutu», « je suis humain ». Cette pièce condamne les violations et abus de droits de l’homme en province du Sud-Kivu. L’accent a été mis sur la sécurité physique et économique des femmes.

« Je pensais que le bonheur d’une femme était dans son foyer au près d’un homme qui m’aime, me chéri, qui me considère avec respect. Mais je me suis trompée, j’ai vécue le calvaire dans mon foyer, il me battait……Une femme mérite amour, affection, elle a droit au travail, de vivre en paix dans sa famille, elle mérite mieux que l’humiliation, elle peut travailler pour son autonomisation» de telles phrases ont été entendues dans cette pièce « Niko Mutu ».

Dans son exposé sur la problématique des mariages d’enfants  en province la chef de division de femme , famille et enfant, Jacqueline Ngengele a expliqué que la RDC est parmi les 20 pays africains avec un taux élevé de mariage d’enfants. Selon elle, cela se situe dans un contexte de pauvreté, manque d’opportunités économique pour les jeunes filles dans les zones rurales. Parmi les causes de cette situation Jacqueline Ngengele cite l’analphabétisme, la coutume, la déscolarisation, les conflits armés et l’instabilité de la famille.

« J’appelle les parents, tous les acteurs de l’éducation  et des organisations de défense des droits des femmes à multiplier des campagne de sensibilisations  pour mettre fin à ce fléau. Aussi que les filles étudient,  qu’elles soient instruites, qu’elles connaissent leurs droits pour espérer à une représentation égalitaire en milieu de travail d’ici 2030 » ajoute Jacqueline Ngengele.

La rédactrice  en  chef  du  projet Femme au Fone Yvette Mushigo a appelé toutes les organisations de défense de droits de femme et les autorités présentes à cette cérémonie à contribuer avec leurs moyens nécessaires pour améliorer la situation sécuritaire des femmes.

« Grâce au projet Femme au Fone, les voix des femmes seront entendues pour réduire les violences dont elles sont victimes en dehors ou dans les leurs foyers. Cette deuxième phase va plus se penchée sur les actions de plaidoyer et lobby pour le bien être des femmes et jeunes filles dans notre province » renseigne Yvette Mushigo dans son intervention.

Femme au Fone a également procédé à la projection du film documentaire  qu’elle a réalisée en 2016 avec comme titre « les violences domestiques et en milieu professionnel, une réalité au Sud-Kivu !» que l’on retrouve sur youtube.

https://m.youtube.com/watch?v=BgBhVhGMndw&itct=CAYQpDAYECITCNah9r2gndICFRaAVQodfQULh1IVdmlvbGVuY2VzIGRvbWVzdGlxdWVz&hl=fr&client=mv-google&gl=US

 « Nous sommes prêts à accompagner les femmes dans leur combat pour l’égalité de chance et la sécurité des femmes dans notre province » a affirmé le vice gouverneur du Sud Kivu Gabriel Kalonda qui a procédé à la clôture de ces manifestations. Plus de 300 personnes ont pris part à cette rencontre qui s’est tenue dans la commune d’Ibanda à Bukavu.

Par Eliane Polepole

Ecrire un commentaire

requis

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>