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Les violences domestiques restent une question d’actualité dans plusieurs ménages de Bukavu. Cette violence se manifeste sous diverses formes,  c’est par exemple des femmes battues par leurs maris, le non accès des femmes aux ressources financières, privation de la ration alimentaire, refus aux femmes d’exercer un travail salarié. Dans plusieurs cas de ces violences enregistrées, des hommes sont principalement accusés d’être auteurs de ces violences.

Beaucoup de ces hommes refusent aux femmes de travailler même si cet emploi aiderait à vivifier le budget familial. D’autres hommes cachent totalement ou partiellement le salaire à leurs femmes ou dépensent follement leurs revenus au détriment de la famille qui, pourtant, a des besoins à satisfaire.

En ville comme au village, des témoignages sont presque similaires sur ce sujet. Une poignée d’homme s’autorise parfois à rançonner d’une façon ou d’une autre leurs conjointes surtout lorsque celles-ci ont un travail décent.

Les organisations des droits humains déplorent cette situation

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme dans la province du Sud Kivu, dénoncent le comportement de ces hommes, qui ne permet pas à la famille d’avancer.

« Cette pratique est de nature à nuire à l’harmonie des ménages. Et l’économie en pâtit aussi si bien que les deux partenaires vivent une relation du maitre et de l’esclave qui n’a aucun droit. Au moment où la femme travaille beaucoup pour la survie du ménage à ces jours » fustige une militante féministe à l’ONG Research for Women In Leadership, REWIL international, Phoebe Adèle.

Phoebe Adèle renseigne que les violences domestiques dans le sens des coups et blessures sur une femme ont quelque peu cessées, mais sur le plan économique, elles font encore des ravages, et en silence.

Causes et  solutions face aux violences domestiques

Plusieurs personnes estiment que ces violences domestiques sont dues aux mentalités rétrogrades, la phallocratie, la mauvaise conception du genre et le rôle de la femme.

 « Les causes de ce comportement  est de différents ordres. C’est notamment l’irresponsabilité des parents, la tradition je veux dire ici les coutumes rétrogrades et l’absence de dialogue en famille » pense Marie Jeanne Kazunguzibwa du cadre des concertations pour le développement de Kasha.

Elle demande aux hommes de comprendre qu’ils ont le devoir de collaborer avec leurs épouses pour le bien-être de toute la famille.

 « C’est la mauvaise tradition qui fait que les hommes refusent à leurs femmes de travailler en dépit de leurs qualifications tout comme de planifier dans la transparence des projets de famille sur base d’un salaire » affirme un jeune économiste de Bukavu, membre de la société civile, Gentil Kulimushi.

Le projet Femme au Fone, un système d’information basé sur les SMS à travers les médias pour  améliorer la sécurité des femmes au Sud-Kivu, sensibilise la population à travers ses différentes émissions  sur les inconvénients des violences domestiques pour l’épanouissement des femmes et de toute la communauté.

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