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Le transport en commun demeure un casse tête pour la population pendant les heures vespérales à Bukavu. Les habitants de Bukavu déplorent l’attitude liée à la hausse arbitraire du prix en leur défaveur que prennent les chauffeurs fréquentant divers axes à certaines heures.

Selon certains d’entre eux rencontrés le samedi 11 novembre, ils n’imaginent pas l’indifférence de l’autorité régulatrice de ce secteur face aux comportements rebelles et inciviques de certains chauffeurs qui les mettent en insécurité.

« Je suis aussi victime de cette situation, le soir on nous fait payer 1000fc dans un trajet qui coutait 400 FC et 500 FC, surtout dans la soirée. Ça nous choque. Ce n’est pas normal car la mairie fixe le prix, mais chacun fait ce qu’il veut au vue et au su des autorités compétentes » se plaint un habitant.

Le président de l’association des chauffeurs du Congo, ACCO, Kayeye Muhimuzi attribue pour sa part ce problème en premier lieu aux habitants qui acceptent d’être rançonnés par les chauffeurs.

« Si en parfaite complicité les habitants refusent de libérer la somme que leur exigent les chauffeurs, ces derniers cesseront d’eux mêmes d’appliquer ces prix non officiels aux paisibles citoyens. Cette réalité s’observe beaucoup plus sur l’axe Bagira, la population doit catégoriquement refuser de payer » recommande-t-il.

Kayeye demande à la population de faire rapport à l’ACCO en apportant le numéro d’immatriculation des véhicules des chauffeurs qui sèment le désordre dans ce secteur en fixant le prix de la course du transport en commun du taxi bus au-delà de 400 FC.

Il en appelle à une prise de conscience tout en rappelant aux chauffeurs que nul n’est au-dessus de la loi et que toute irrégularité bien vérifiée dans ce sens subira sévèrement la rigueur de la dite loi.

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